Chasseurs de têtes : comment recrutent-ils ?

Claire PLes actualités RH du recrutement et de la transition de carrière

Certains cadres sont habitués à recevoir des sollicitations régulières de cabinets de recrutement. D’autres se languissent d’être « chassés ». Pourquoi eux et pas les autres ? Que cherchent les chasseurs de têtes chez les candidats ? Comment les contactent-ils ? Et pour quel résultat ?

« En moyenne, des chasseurs de tête me contactent tous les 3 à 4 mois. Mais pour mon poste actuel, c’était la première fois qu’on me proposait une mission en dehors de mon secteur d’activité. Mon profil à la fois dirigeant et terrain a séduit ». Devenu en 2017 le nouveau directeur général du Château de Berne, Sébastien Latz, s’est lancé un nouveau défi après une carrière dans les plus grands ports marchands du monde, notamment à Marseille où il gérait des terminaux pour la CMA-CGM.

La première prise de contact a été facile, car il avait auparavant fait appel au chasseur qui l’a débauché pour ses besoins de recrutement. « Il m’a expliqué que le poste ne correspondait pas tout à fait à mon profil mais que je collais, selon lui, aux attentes de son client. J’avais déjà changé plusieurs fois de postes, j’étais curieux d’en apprendre un peu plus ». Après une batterie de tests de logique et un entretien avec l’homme de confiance, il rencontre finalement le propriétaire du domaine. « C’est à ce moment-là que j’ai eu le déclic ».

Ce qu’il retient de ses échanges avec le cabinet de recrutement ? « Je pense que cela fait partie de leur job mais c’était attentionné et respectueux ». Un point de vue pas toujours partagé par les candidats qui ont eu affaire à un chasseur de tête. Parmi les reproches qui leur sont faits, des prises de contact qui n’aboutissent jamais… « Nous ne faisons jamais d’approche à vide, il y a toujours une vraie recherche derrière mais, bien entendu, un chasseur de têtes ne contacte jamais une seule personne. Disons que nous permettons aux personnes appelées de participer », explique Benjamin Roche du cabinet Selescope. Un malentendu qui s’explique, peut-être, par un manque de connaissances de cette profession. « La discrétion est l’essence même de notre métier : personne ne sait pour quelle entreprise nous travaillons, forcément cela peut paraître mystérieux », ajoute Frédéric Aymonier du cabinet Fitch Partners

Les chasseurs de tête ne sont pas le client final

Les chasseurs de tête ont pour mission de trouver le meilleur candidat possible pour une entreprise, qui est leur client. Ils peuvent travailler sur tous les secteurs d’activité possibles ou se spécialiser (IT, agroalimentaire, banque, etc.). « Les sociétés font appel à nous parce qu’elles n’ont pas de service RH en interne ou parce qu’elles ne trouvent pas de bons profils via des annonces par exemple » poursuit Benjamin Roche.

Ils en savent déjà beaucoup sur vous !

Ils font du sourcing leur première arme : sur les réseaux sociaux professionnels, auprès des jobboards, sur leurs propres bases, en approche directe, ils cherchent les profils professionnels les plus adéquats pour leurs clients. « Un très bon commercial qui a réussi dans l’entreprise X ne sera pas forcément bon dans l’entreprise Y. C’est pourquoi nous passons du temps à évaluer qu’entre la société et le candidat, cela ‘matchera’ », poursuit M. Roche.

Cibler le bon candidat, c’est également la mission de Frédéric Aymonier. « Nous utilisons des outils de webtracking, de sélectivité. Si identifier les candidats est de plus en plus facile, les convaincre, eux ainsi que le client, demeurent le coeur du métier. La conviction et [lire la suite sur le site de Cadreo]

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